Dans le « demain » de l‘humanité, serais-je vivant ou mort ? Le choix ne m’appartient pas, mais la responsabilité d’y contribuer m’incombe.
Chaque pas compte, chaque changement de direction en faveur du climat est un acte vers une vie plus dense, affranchie des échos de l’horreur qui se profile.
Les papiers, les metavers et autres joyeusetés divertissantes inventés par nos esprits immatures en souffrance, ne sont que des moyens naïfs de repousser nos peurs de mortels.
Dans cette frénésie consumériste, nous emportons avec nous nos frères et sœurs, les animaux et les plantes, avec qui nous cohabitons depuis des millénaires.
Dans cette lutte pour être et apprendre sans devoir prouver à chaque instant que l’esprit se conforme aux règles, je m’épuise.
Je suis fatigué des mesures qui décortiquent les cadences en mille distances absurdes. Le cœur n’a pas d’autre rythme que celui qui le porte, et les saisons se suivent au gré du temps, immuables. Pourtant, l’un et l’autre s’accordent sans heurts. Et l’on voudrait imposer un rendement et une valeur à ce qui n’a pas de prix ? Tout s’achète dit-on, sauf le temps.
Au fond de nous, la vie dans son plus simple appareil attend que le voile absurde de toute cette frénésie humaine s’estompe. Car au seuil de la mort, nous n’emporterons que l’essentiel, le néant. Nous laisserons alors, tels une décharge à ciel ouvert, les reliefs de notre existence. Charmant non ?
Ce qui devrait compter, c’est bien ce que nous laisserons derrière nous, à commencer par la réconciliation avec la vie et une certaine humilité face à la nature.
Observons le vivant avant d’en changer les règles, et nous serons certains de pouvoir en profiter longtemps. Acceptons de céder une part d’incertitude dans le monde qui nous entoure, et nous serons beaucoup plus heureux.
Chaque chose est utile dans la nature, les mauvaises herbes ne poussent que dans le cœur de celui qui juge.
C’est ce que la permaculture et les rencontres m’apprennent tous les jours.
Par ces billets d’humeur, je me propose de vous faire voyager au grès des plantes et tisser des liens entre les gens et leurs trésors à portée de main.
A bientôt
