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Mon assiette sera-t-elle vide en 2050 ?

by Nicolas
white and black electric cable

assomptions

Notre futur sera au-dessus des +1,5 °C de réchauffement climatique que l’on espère.

Cela va provoquer des sècheresses. 

Est-ce que l’on aura assez à manger ?

quels aliments

Le moi du futur produit peu de CO2 par nécessité et aura une alimentation majoritairement végétarienne. Les vaches sont des usines à méthane (Gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2) et tous les animaux nécessitent beaucoup de cultures en amont pour les nourrir. Ce seront des produits de  luxe.

On va donc dépendre principalement des légumes que l’on va pouvoir mettre dans nos assiettes.

Mais d’où viennent mes légumes ?

macro photography of green plants

Production en Suisse

La Suisse produit localement 55% de sa consommation de légumes et dépend de l’importation pour les 45% restants.

Ces 45% viennent des pays suivants

SourcesQuantité
Espagne32%
Italie16%
Pays-Bas12%
France11%
autres9%
Allemagne6%
Maroc5%
Belgique3%
Israël3%
Turquie2%
chine1%

Est-ce que ces pays seront toujours en mesure de fournir la Suisse en 2050 ?

Climat

Le dernier rapport du GIEC décrit plusieurs scénarios dont le plus probable à mon avis est celui qui nous amène à un +2°C en 2050 et à +2.7°C à la fin du siècle.

Cela implique un asséchement du sol localisé :

Ou si l’on zoom sur le bassin méditerranéen :

On peut constater que tout le bassin méditerranéen va être victime d’un assèchement des sols. Le cultures vont en être impactées.

Impact en Suisse

Si je reprends le tableau des importations de légumes en Suisse en mettant en évidence les pays qui seront impactés par un asséchement des sols, cela donne :

SourcesQuantité
Espagne32%
Italie16%
Pays-Bas12%
France11%
autres9%
Allemagne6%
Maroc5%
Belgique3%
Israël3%
Turquie2%
chine1%

Cela englobe 50% des importations, soit 26% de la consommation totale Suisse si l’on tient compte de la production globale.

sliced vegetables

Conclusion

Quand on sait que nous sommes de gros gaspilleurs et que un tiers de nos aliments partent à la poubelle, un risque sur 26% de mon approvisionnement ne me fait pas peur.

Bien que simplifiée à l’extrême, ce calcul fait sortir la famine de mon radar des catastrophes probables en Suisse.

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