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silhouette photo of flying airplane

Peut-on budgéter son CO2 vacances ?

by Nicolas

Conflit moral

J’aime voyager. Je suis un fan de Japon. J’adore découvrir de nouvelle culture.

Mais si je veux réduire ma production de carbone, prendre l’avion n’est pas une bonne idée.

Ma question est : Est-ce que, comme dans un budget domestique, dans lequel je fais attention à ce que je dépense pour mettre de côté de l’argent pour pouvoir partir en vacances, je peux mettre de côté du CO2 pour pouvoir partir en vacances ?

Est-ce réaliste ou est-ce qu’il faut que je tire un trait sur les voyages ?

roadway beside commercial buildings

Japon

Le Japon est le plus beau pays du monde (en toute objectivité). Et je vais le prendre comme base de calcul pour des vacances long courrier.

Dans le cadre du transport aérien, une grande partie du carburant est dépensée au décollage, atterrissage et roulage.  Je vais donc oublier les vols avec escales et ne prendre qu’un vol direct Zurich – Tokyo (pour les Français, c’est équivalent à un Paris – Tokyo à 0.2% près). Ce sera déjà ça de moins à compenser.

Un vol Zurich – Tokyo représente 14’803 km[1] et un avion de ligne produit 66 gCO2/km par passager [2]. ce qui nous fait 1.95 tCO2 par passager pour un aller-retour.

C’est équivalent à notre budget annuel cible.

[1] Opodo

[2] Office Fédéral de l’Aviation Civil OFAC, Les émissions de CO2 du transport aérien

Espagne

Plus accessible, Espagne est un magnifique pays dans lequel nous avons la chance d’avoir une maison de famille. Ce sera ma base de calcul pour des vacances en Europe.

En voiture, le trajet domicile – maison en Espagne représente 1056 km en voiture (pour un départ de Paris, il faudra augmenter le calcul de 20%).  Avec ma vielle Renault, je produit 169 gCO2/km, ce qui nous donne 0.357 tCO2 pour un aller-retour. Et comme nous sommes 4 dans la voiture, 0.089 tCO2 passager pour un aller-retour.

rocky wall across channel from house

Conclusion

Avec presque 2 tCO2 pour un voyage au Japon qui représente 100% de notre budget carbone idéal et plus d’un quart de mon empreinte carbone actuelle, il est impossible de compenser un tel voyage en faisant des efforts ponctuels ailleurs. Si je dois faire un tel voyage ce sera une incohérence écologique personnelle.

En revanche, avec ses 0.089 tCO2, mon voyage en Espagne représente 1.16% de mon empreinte carbone. C’est l’équivalent de remplacer 5.5 repas avec de la viande rouge (~19 kgCO2) par un repas végétarien (~2 kgCO2).

Donc l’Espagne sans souci, le Japon, il vaut mieux éviter.

Note :

Pour simplifier mon analyse, j’ai considéré que mon empreinte carbone instantanées était la même chez moi que dans mon pays de destination pendant la durée de mon séjour car soit nous louons un logement ou en avons un sur place.

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